Bonjour,
Les affirmations que l'on vous a faites sont...fausses...
1) On vous dit, qu'après avoir essuyé un premier refus, vous pouvez réiterer votre demande une deuxième fois en 2011.
En réalité, vous pouvez déposer autant de demandes que vous le souhaitez, en veillant toutefois à laisser à votre employeur le temps de vous répondre. Rappelons qu'il dispose d'un mois pour ce faire et qu'en l'absence de réponse dans ce délai, votre demande serait réputée acceptée.
2) Ensuite, on vous affirme que lorsque vous recevrez votre deuxième refus (ils en sont bien sûr...), vous pourrez faire une demande de CIF.
Encore une fois, cette affirmation est fausse.
En réalité, la transformation du DIF en CIF qui est effectivement prévue par le code du travail n'est possible qu'à l'expiration d'un délai de 2 ans dont le point de départ est le 1 janvier de l'année de la première demande...(article L6323-12 du code du travail : "
Lorsque, durant deux exercices civils consécutifs, le salarié et l'employeur sont en désaccord sur le choix de l'action de formation au titre du droit individuel à la formation, l'organisme collecteur paritaire agréé au titre du congé individuel de formation dont relève l'entreprise assure par priorité la prise en charge financière de l'action dans le cadre d'un congé individuel de formation, sous réserve que cette action corresponde aux priorités et aux critères définis par cet organisme".
Ce qui, en l'occurrence, nous ramène à 2012...
Cela étant dit, dès lors que le refus porte sur le choix de l'action de formation (et sachant qu'en principe, l'employeur n'est pas obligé de motiver - sauf accord en sens contraire - c'est-à-dire faire connaître ces motifs), il peut aussi refuser autant de fois qu'il le veut.... Mais, il n'en demeure pas moins que l'employeur a, de manière générale, une obligation (contractuelle) de veiller au maintien de la capacité des salariés à occuper un emploi (ce que l'on appelle quelquefois "l'employabilité" (article L6321-1). Le non-respect de cette obligation est de plus en plus souvent sanctionnée par les tribunaux. Comme , Par le DIF, l'employeur s'acquitte, au moins pour partie, de cette obligation et il est à mon avis assez probable que c'est par ce moyen que la Cour de Cassation agira pour sanctionner les employeurs "récalcitrants". Il n'y a pour le moment aucun arrêt en ce sens mais c'est assez probable.
Cordialement
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