Bonjour,
Le DIF existe depuis 2004...Les règles du jeu étaient fixées dès ce moment. Personne ne pouvait ignorer que des heures allaient s'accumuler...(20 heures par salarié en principe, sauf accord de branche plus favorable) représentant une dépense au moins potentielle.
Il eût été préférable d'étaler au mieux la dépense dans le temps d'autant que les OPCA peuvent, dans une certaine mesure, y participer.
En raison de l'option prise par le législateur en 2009 (pour ce qui concerne la portabilité), ce sera beaucoup plus difficile, comme il vient d'être dit. Et on se trouve dans la pire condition qui soit...(le législateur n'ayant en particulier pas remis en cause la règle du cumul plafonné).
S'agissant du plan de formation, il n'est effectivement pas "obligatoire" en tant que tel et le code du travail n'en donne aucune définition à proprement parler même si quelques dispositions permettent d'en dégager certaines caractéristiques (l'initiative en particulier).
Mais c'est essentiellement un réceptacle, un dispositif soumis à un régime juridique particulier. Ce qui "obligatoire", bien que la formule suggère un degré d'exigence indéterminé (et donc potentiellement dangereuse pour l'employeur") c'est d'adapter les salariés à leur poste de travail et de veiller à leur capacité à occuper un emploi ; ce sont des obligations certes générales qui ne passent pas nécessairement par de la formation mais la plupart du temps, cela ne passe que par de la formation.
Ces "obligations", dégagées à l'origine par la jurisprudence, sont maintenant intégrées dans le code du travail et elles demeurent DIF ou pas..Et si on pourrait considérer que l'octroi du DIF contribue à la seconde de ces obligations (veiller à ), il n'en est probablement pas de même vis-à-vis de la première (l'adaptation) ; il en est de même pour toutes les formations "obligatoires".
Cordialement
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