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NOVATEM
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« Répondre #15 le: 09 Octobre 2011 à 10:07:10 » |
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Bonjour, Prendre le chiffre à l'envers est peut-être plus "parlant"...95% d'heures DIF non utilisées (mais raisonne-t-on en heures ou en salarié(e)s ? De tout façon les chiffres doivent être proches) , ce qui laisse supposer que le milliard d'heures en déshérence est dépassé. Ajoutons à cela que bon nombre de salariés ont d'ores et déjà atteint le maximum légal avec la conséquence d'un gel des compteurs s'ils ne "consomment" (pardon utilisent  ) au minimum l'équivalent d'une année de DIF soit 20 heures pour la plupart. Il est donc temps de faire un "avis à la population" ! Roulement de tambour et qu'on se le dise ! 
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portenawak
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« Répondre #16 le: 09 Octobre 2011 à 11:04:04 » |
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Bonjour, Pour répondre à vos interrogations, voici la liste "des domaines de formation proposés": - "tous les thèmes "orientation client - tous les thèmes bureautique - tous les thèmes sur le comportement - les formations autres métiers que celui du métier du salarié" Waow, ça fait un sacré catalogue tout ça  ! Cdlt
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portenawak
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« Répondre #17 le: 09 Octobre 2011 à 11:07:13 » |
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.....Le DIF, outil ou levier ?
"Donnez moi un point d'appui et je soulèverai le monde "
Bien à vous
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jpw
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« Répondre #18 le: 09 Octobre 2011 à 11:22:34 » |
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.....Le DIF, outil ou levier ?
Outil de gestion de la formation, levier de la négociation individuelle et collective. Et quelques autres utilités possibles encore si l'on veut bien ne pas en faire un dispositif mécanique. jpw
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jpw
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« Répondre #19 le: 09 Octobre 2011 à 11:28:27 » |
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Bonjour,
Prendre le chiffre à l'envers est peut-être plus "parlant"...95% d'heures DIF non utilisées (mais raisonne-t-on en heures ou en salarié(e)s ? De tout façon les chiffres doivent être proches) , ce qui laisse supposer que le milliard d'heures en déshérence est dépassé.
Bonjour, Le raisonnement est, excusez-moi, un peu absurde : pourquoi le DIF devrait-il être consommé à 100 % ? il me paraît plus pertinent de raisonner en termes positifs. Si 10 % des salariés ont utilisé le DIF, cela représente 1,7 millions de personnes. Et pour faire un bilan de ce que cela a changé par rapport au Plan de formation il faudrait aller voir les formations suivies, les projets mis en oeuvre, etc. Là aussi on peut lister des centaines d'expériences extrêmement intéressantes qui n'auraient pas nécessairement vu le jour sans le DIF. On peut toujours râler en disant que ce n'est pas majoritaire et que certains freinent. Je ne suis pas certain que cela fasse avancer le schmilblick. On peut aussi essayer de voir les multiples manières dont le DIF, dispositif très plastique et basé sur la négociation, peut être utilisé pour en maximiser les effets. C'est pour cette raison que je trouve la vision DIF = droit de consommation extrêmement réductrice. Car en véhiculant cette vision, on comprend que les entreprises n'aient aucun intérêt à s'y intéresser : se contenter de payer ce que le salarié choisi indépendamment de la pertinence de l'action, ça ne va pas galvaniser les foules de RH ou de RF. cordialement jpw
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NOVATEM
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« Répondre #20 le: 09 Octobre 2011 à 11:54:11 » |
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Le DIF n'a pas été conçu pour ne pas être utilisé ! Il est censé être utilisé par tout le monde même si l'on sait qu'il ne sera pas utilisé par tout le monde.
Il n'y a certes pas d'obligation de "consommer" mais quand même une forte incitation via la règle du cumul plafonné...(règle que l'on retrouve d'ailleurs dans la fonction publique ).
La réalité c'est que si vous ne consommez pas votre DIF, vous serez ensuite pénalisé par rapport à un salarié qui consomme régulièrement et qui voit son "compte" (car c'en est un) se réapprovisionner régulièrement (En réalité vous commencez à "perdre" véritablement des heures même si ce qui est acquis le demeure et disponible immédiatement) . L'enjeu, pour le salarié qui a atteint le seuil fatidique, c'est la préservation d'un droit tout simplement.
Pourquoi ne ferait-il pas en sorte que son droit soit préservé pour l'avenir ?
Le problème c'est que bien souvent il ignore que cette règle (que j'appelle "règle du cumul plafonné") existe...
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jpw
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« Répondre #21 le: 09 Octobre 2011 à 15:12:29 » |
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Vous lisez les journaux gratuits parce qu'ils sont gratuits vous ou vous préférez lire les journaux lorsque vous le souhaitez et de votre choix ?
Cordialement
jpw
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ftlv
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« Répondre #22 le: 09 Octobre 2011 à 16:06:19 » |
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De deux choses l'une : Soit la formation professionnelle continue fonctionnaient bien en l'an 2000 et la France n'avait absolument pas besoin d'entrer dans la société de la connaissance et de l'information (puisqu'elle y était déjà), soit la formation professionnelle comme la décrivait à peu près tous les acteurs et rapports depuis des années, étaient devenue au fil des ans : inaccessible à ceux qui en avait le plus besoin, inéquitable car servant les plus qualifiés, complexe (l'usine à gaz à la française) et corporatiste (les fameuses branches professionnelles). Si donc on ne nous a pas menti il y a 8 ans lors de la signature unanime de l'ANI de septembre 2003 installant la formation tout au long de la vie, il fallait bien casser un système installé depuis des lustres dans ses conformismes et rentables habitudes
Pour casser ce système inégalitaire il y avait deux solutions : le casser par le haut via une nouvelle Loi en démontant le plan de formation, les cotisations obligatoires, les OPCA... ensuite il aurait fallu reconstruire sur les ruines du défunt système (comme on reconstruisait après une guerre).
L'autre solution, sans doute plus intelligente et réaliste consistait à doter le peuple des travailleurs d'un Droit à la formation capitalisable et activable dès une année d'ancienneté. C'est ce que firent le patronat et les syndicats ouvriers en 2003.
Ce bébé avait pour mission de torpiller un système de formation dont on savait très bien qu'il saurait se défendre, se proclamer vertueux et raisonnable.
Mais en cette fin 2011 le pays entier se trouve au pied du mur :
- englué dans une crise financière, bancaire, économique et bientôt sociale dont il ne sortira pas de sitôt - insuffisamment compétitif par rapport aux standards mondiaux du travail (parler deux langues étrangères ou au moins couramment l'anglais, maîtriser l'écrit et l'oral dans sa langue maternelle, savoir manier les réseaux et l'Internet pour créer de la valeur ajoutée, être entreprenant, flexible et s'adapter au monde postmoderne, ne pas imaginer que le seul but du travail ce soit les vacances et la retraite....) - sans guère de marge de manœuvres financières dans les entreprises - avec une ambiance au travail souvent plombée, une montées des RPS, de l'absentéisme (ou du présentéisme) et du désinvestissment - une insécurité sociale et professionnelle ressentie par un grand nombre de travailleurs
Et enfin un DIF connu par 95 % des salariés (enquête Demos de mars 2011), un DIF dont on a déjà perdu 20 heures en 2010, pour lequel on perdra encore 20 h en 2011 (les budgets sont épuisés). J'allais oublié : un monde de la formation évidemment impréparé à changer en quelques mois tous ses modèles et contenus en formation.
Et oui, le DIF a vocation à être utilisé tous les ans par 70 ou 80 % des salariés et le jour où le peuple de travailleurs en prendra conscience les notables de la formation seront bien obligés d'admettre que le peuple peut et doit se former pour participer au XXIème siècle professionnel.
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jpw
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« Répondre #23 le: 09 Octobre 2011 à 19:11:19 » |
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On a aussi connu les notables de la révolution qui savaient ce qui était bon pour le peuple, sauf que le peuple en question n'en voulait pas.
Et aucun des signataires de l'accord de 2003 n'avait l'intention de torpiller le système en créant le DIF. Simplement de le faire évoluer. C'est un des moyens. Il en est d'autres. Pour ma part, je pense que l'on change davantage de choses en s'intéressant au contenu du travail et en utilisant la formation pour peser sur le contenu du travail qu'en consommant des heures de formation déconnectées de la réalité de l'activité, ce qui au final produit peu d'effet. Je préfère ce qui agit vraiment sur la vie au quotidien, le travail et c'est pourquoi je défends l'idée d'un DIF utilisé d'une part comme un outil de négociation dans la gestion de la compétence et d'autre part comme un levier pour peser sur les contenus du travail qui au final font le véritable professionnalisme. Quant vous avez un travail taylorisé, consommer 40 heures de formation ne change rien à votre vie, sauf pendant 40 heures. Si le DIF est utilisé pour des compétences utilisables dans le travail et qui contribuent à le rendre plus intéressant, vous changez la vie au quotidien.
Cordialement
jpw
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NOVATEM
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« Répondre #24 le: 10 Octobre 2011 à 09:42:01 » |
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Bonjour,
"Vous lisez les journaux gratuits parce qu'ils sont gratuits vous ou vous préférez lire les journaux lorsque vous le souhaitez et de votre choix ?"
ON vous offre un voyage tous frais payés et on vous donne la possibilité de proposer votre destination. Qu'est-ce vous faites ? Vous crachez dans la soupe ?
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jpw
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« Répondre #25 le: 10 Octobre 2011 à 16:20:03 » |
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Je vous conseille le film "Voyageur malgré lui" avec William Hurt.
Et tant qu'à aller au bout de l'analogie, posez-vous la question de savoir pourquoi une entreprise paierait un voyage tout frais payé aux salariés et dans quels cas elle ne souhaiterait pas le faire.
Cordialement
jpw
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ftlv
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« Répondre #26 le: 11 Octobre 2011 à 08:10:55 » |
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Il est facile de décréter que les travailleurs pauvres n'ont pas besoin (et ne sont pas demandeurs) de formations. Quand on travaille avec des cadres ou des travailleurs très qualifiés (qui connaissent et pratiquent régulièrement la formation) il est bienvenu de décréter que le DIF ne serait pas un Droit, juste celui de demander, que si on n'a pas les codes, les capacités ou les mots pour se former (pour négocier encore faut-il être en position de défendre son point de vue) la formation sera du gâchis, de la simple consommation.
Si les partenaires sociaux ont créé le Droit à la Formation c'est justement pour casser cette spirale de déclassement professionnel à laquelle on assiste en France : des notables bien installés sur leurs marchés (le MBA à 30 000 € pour cadre ambitieux qui permet aux universités de mettre du beurre dans les épinards) et des travailleurs pauvres qui voient passer le train de la formation depuis 1971 sans que celui-ci (hors parcours initial) ne leur soit ouvert.
Contrairement à ce qu'affirment certains si les partenaires sociaux ont inventé le DIF c'était bien pour renverser cet ordre des choses, pas pour faire une réforme cosmétique qui toucherait 10 % des travailleurs. L'un des négociateurs de l'ANI de 2003(aujourd'hui à la retraite) nous l'a dit il y a quelques mois : Le DIF avait pour mission de refonder la formation et les travestissement et contournements des entreprises comme du monde de la formation le scandalisent.
Je vous engage à lire le numéro d'octobre du magazine "Enjeux les échos" : compétitivité française : la Chute. Cette compétitivité en berne (et qui se traduit par l'affaissement de notre commerce extérieur) a des causes multiples, l'une de ces causes est la faible qualification du travail hexagonal. A force de mal et de peu former nous payons désormais (et pour longtemps) le prix de nos faux semblants et atermoiements. Aujourd'hui ne pas parler anglais, ne pas maîtriser la langue française (écrite et parlée), ne pas savoir travailler en réseaux et avec les outils de télécommunication est rédhibitoire si l'on perd son emploi ou si l'on en cherche un.
Le DIF ne sauvera pas le pays mais sans droit à la formation activable par l'immense majorité des salariés leur avenir économique et social pourrait être compromis.
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jpw
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« Répondre #27 le: 11 Octobre 2011 à 11:18:42 » |
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Bonjour,
Je n'ai jamais "catégorisé" mon raisonnement ou fait de distinction à partir de la qualification professionnelle des salariés.
Mais s'il fallait en faire une, je considère effectivement que plus le contenu de l'emploi est pauvre (et non le travailleur comme vous le dites) plus il est nécessaire d'agir sur l'emploi lui-même et non par le moyen de la formation qui n'aura aucun impact au quotidien.
Le problème est moins de distribuer de la formation que d'avoir des situations de travail qui ne déqualifient pas.
Cordialement
jpw
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ftlv
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« Répondre #28 le: 11 Octobre 2011 à 11:58:24 » |
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Mon raisonnement est inverse : plus on a un emploi au contenu pauvre plus on doit pouvoir se former pour faire fonctionner son cerveau et être capable de changer (éventuellement) d'organisation. Une hôtesse de caisse aura bien peu de possibilités d'évoluer par contre en se formant elle a peut être la possibilité de quitter son travail pour un autre plus qualifié.
Le problème n'est pas qu'il y ait des métiers peu qualifiés en France mais bien que des salariés s'y installent au risque de perdre toute capacité de rebond si leur organisation ne peut plus les employer.
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